RAPPORT ANNUEL PRÉSENTÉ AU PARLEMENT PAR LE TRIBUNAL
CANADIEN DES DROITS DE LA PERSONNE AUX TERMES DE
L'ARTICLE 72 DE LA LOI SUR LA PROTECTION DES
RENSEIGNEMENTS PERSONNELS POUR LA PÉRIODE
DU 1ER AVRIL 2008 AU 31 MARS 2009
TABLE DES MATIÈRES
1. INTRODUCTION
Le Tribunal canadien des droits de la personne est un organisme quasi judiciaire
chargé dinstruire les procédures entamées en
vertu de deux textes législatifs, la Loi canadienne sur les droits
de la personne (LCDP) et la Loi sur léquité en matière
demploi (LEE).
En vertu de la LCDP, le Tribunal instruit les plaintes de discrimination
qui lui sont renvoyées par la Commission canadienne des droits de
la personne (Commission) et détermine si les activités ayant
donné lieu aux plaintes constituent une violation de cette loi.
Le rôle du Tribunal tel que défini par la LCDP consiste à
assurer une prise de décision indépendante et impartiale dans
le cadre dune procédure dinstruction où toutes
les parties, notamment la Commission, le plaignant et la personne et/ou
organisme faisant lobjet de la plainte, ont la possibilité
pleine et entière de comparaître et de présenter des
éléments de preuve et des arguments.
Sil juge que la plainte est fondée, la LCDP habilite le Tribunal
à rendre des ordonnances remédiatrices visant à remettre
la victime de lacte discriminatoire dans la position où elle
aurait été, neût été de la discrimination
dont elle a fait lobjet.
En vertu de la LEE, les membres du Tribunal siègent en tant que Tribunal
de léquité en matière demploi (TEE), qui
est également habilité à instruire les procédures
quasi judiciaires. Les procédures prévues dans la LEE comprennent:
(1) la révision dun ordre émis par la Commission à
légard dun employeur relatif à la suppression
des obstacles systémiques à leffectif représentatif.
Le TEE peut confirmer, modifier ou annuler lordre.
(2) la révision dune sanction pécuniaire imposée
par le Ministre du Travail à légard dun employeur
qui aurait commis certaines violations de la LEE. Lorsquil conclut
à la commission dune violation par lemployeur, le TEE
décide du montant approprié de la sanction.
Le Tribunal était composé de trois membres nommés à
temps plein ainsi que sept membres nommés à temps partiel
durant lannée 2008-2009. Les membres du Tribunal (nommés
par le gouverneur en conseil) sont appuyés dans leur travail par
le greffe du Tribunal, qui comprend une vingtaine demployés
nommés en vertu de la Loi sur lemploi dans la fonction publique.
2. STRUCUTRE INSTITUTIONEL POUR LAIRP
La politique du Tribunal sur la protection des renseignements personnels
veut que, de façon générale, tous les renseignements
personnels soient communiqués à lindividu concerné
sur demande, en temps opportun. Étant donné que son mandat
consiste à tenir des instructions auxquelles le public est presque
toujours libre dassister, le Tribunal recueille et divulgue, à
des fins opérationnelles conformes à la LCDP, une certaine
quantité de renseignements personnels. Toutefois, le Tribunal est
habilité à mener les instructions de manière confidentielle
dans les cas où le non-respect de la confidentialité (1) entraînerait
la divulgation de questions personnelles qui causerait un préjudice
indu aux intéressés, ou (2) mettrait en danger la vie, la
liberté ou la sécurité dune personne.
Cette politique générale du Tribunal est assujettie aux exceptions
et exclusions prévues par la Loi. De plus, une des caractéristiques
distinctives des institutions qui remplissent un rôle quasi judiciaire
est la nécessité de protéger le privilège décisionnel
en vertu duquel les décideurs peuvent discuter et délibérer
en ayant lassurance que les documents internes décrivant leur
démarche intellectuelle relative au processus décisionnel
ne seront pas divulgués. Toutefois, le résultat final du processus
décisionnel et les motifs invoqués à lappui de
la décision rendue sont divulgués.
En ce qui concerne les renseignements personnels recueillis à des
fins autres que des fins opérationnelles, le Tribunal veille à
ce que les renseignements recueillis sont protégés de façon
adéquate et selon les pratiques établies.
3. ORGANISATION DES ACTIVITÉS (DÉLÉGATION)
Vu la taille réduite du Tribunal et de son greffe, il nest
pas nécessaire de procéder à de vastes délégations.
Le coordonnateur de lAIPRP se charge de certaines tâches administratives
et de la production des rapports exigés en vertu de la Loi sur la
protection des renseignements personnels. Toutefois, il incombe au responsable
de linstitution, soit le président du Tribunal, de prendre
toutes les décisions consistant à communiquer les renseignements
demandés ou à invoquer une exception, une exclusion, etc.
4. RAPPORT STATISTIQUE
Le rapport statistique pour 2008-2009 est reproduit à lannexe
A.
Le Tribunal a reçu une demande de communication de renseignements
personnels au cours de la période en question.
5. INTERPRÉTATION DU RAPPORT STATISTIQUE
Il ny a pas lieu danalyser les de données statistiques
pour la période en question. Le petit nombre de demandes généralement
reçues tient peut-être au fait que, en tant quorganisme
quasi judiciaire, le Tribunal offre déjà un haut niveau de
transparence aux personnes qui sont en cause dans les affaires dont il est
saisi.
6. RENSEIGNEMENTS SUR LES ÉFVP
Le Tribunal na pas entrepris dÉvaluations des facteurs
relatifs à la vie privée. Durant la période visée
le Tribunal na pas élaboré de nouveaux programmes ou
activités nécessitant une évaluation.
7. INITIATIVES ET ENTENTES INCIDENCES SUR LA PROTECTION
DE LA VIE PRIVÉE
Le Tribunal nest partie à aucune entente de concordance ou
déchange de renseignements. Il achète des services du
personnel, de rémunération et de dotation en personnel des
Services partagés en ressources humaines de Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada; cependant, on ne croit pas que cette entente compromet
le respect de la vie privée des employés du Tribunal.
8. ACTIVITÉS DÉDUCATION OU DE FORMATION
Le Tribunal continue, lors de réunion du personnel, à sensibiliser
les employés quant à limportance de protéger
les renseignements personnels contenus dans les dossiers des causes pour
lesquelles ils ont la responsabilité. Les membres du Tribunal et
les employés du greffe sont sensibilisés à lexistence
de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Par ailleurs,
on discute également de la Loi sur la protection des renseignements
personnels lors de réunions où des préoccupations particulières
sont soulevées. En particulier, on se penche sur la diffusion des
renseignements personnels se trouvant dans les décisions affichées
sur le site Internet du Tribunal.
Le directeur exécutif, dans son rôle, ainsi quen tant
que représentant de la communauté des petits organismes /
ministères, sest joint, en 2008, au Comité de lAIPRP
des sous-ministres adjoints dans le but dêtre mieux informé
des questions et préoccupations reliées à laccès
à linformation et à la protection des renseignements
personnels.
9. DIVULGATIONS EN VERTU DU PARAGRAPHE 8(2) (e)
Le Tribunal na procédé à aucune divulgation
en vertu du paragraphe 8(2) (e) de la Loi.
10. DIVULGATIONS EN VERTU DU PARAGRAPHE 8(2) (f) (g)
Le Tribunal na procédé à aucune divulgation
en vertu du paragraphe 8(2) (f) (g) de la Loi.
11. DIVULGATIONS EN VERTU DU PARAGRAPHE 8(2) (m)
Le Tribunal na procédé à aucune divulgation
en vertu du paragraphe 8(2) (m) de la Loi.
12. MODIFICATIONS IMPORTANTES
Au cours de lannée 2006-2007, le Tribunal a mise en oeuvre un système de gestion de linformation complètement automatisé. Le Système de gestion des dossiers, des documents et de linformation (SGDDI) permet de mieux gérer tous les documents du Tribunal en plus de faciliter les recherches lors de demandes daccès. Le Tribunal sest également doté dun système automatisé de gestion des cas. Le système, appelé la Trousse à outils du Tribunal, permet de garder les documents et données portant sur toutes les causes dont le Tribunal est saisi dans un même système. De plus, le Tribunal a entrepris de se conformer à la nouvelle exigence relative à la Gestion de la Sécurité des Technologies de l Information (GTSI) du gouvernement. Le Tribunal a obtenu les certifications et accréditations nécessaires qui assurent la pleine intégrité de la plate-forme des technologies de linformation. et a obtenu la certification GSTI pendant lexercice en cours.